Lundi 28 septembre 2009

Liste nominative des chouhadas de Taourirt Yacoub

Cette page est consacrée aux Chouhadas de Taourirt Yacoub et aux chouhadas de la régions Naith Yaala.
Toute contribution est la bienvenue ….ET n'oubliez pas les photos.

ABDELOUAHAD Rabah

GUESSOUM Méziane

GUESSOUM Belkacem

ABDESSAMIA Rabia

ABDESSAMIA Tayeb

CHEBOUTI Abdelhamid

CHEBOUTI El-Hachemi

NADJI Senoussi

NADJI Saad

CHAOUI Aissa

CHAOUI Abdellah

MATIB Said

MATIB Youcef

YAZID Abdelkader

YAZID Mahmoud

HAMAZ Larbi

HAMAZ El Kholfa

KERRAR Saadi

KERRAR Foudil

HAMACHE Said

KHELFOUNE Mokrane

MATARI Omar

CHAOUCHE Mouloud

BENOUIOUA Said

BOUZIDI Aissa

MENAA Mohamed

RAHIM Akli

MAACHE Mohamed

 

Par tiguert
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 8 juillet 2009

LA VEGETATION ET L'EROSION DES  SOLS

 

Le pays est le domaine de l'arbre, comparé aux nudités des hautes plaines.  Les habitants désignent volontiers montagne et forêts par le même terme.  Cette dénomination ne correspond, certes plus, à la réalité, les formations végétales qui répondent au climat et à la nature du sol, sont dégradées directement ou indirectement par l'homme. 

Le paysage botanique actuel ne présente presque nulle part son aspect primitif.  Cependant à travers ce qui subsiste, il est facile de le reconstituer par imagination.  La végétation appartient au domaine méditerranéen, mais l'étalement du territoire des Ait- Yala entre 500 et 1500 m laisse prévoir une différenciation par étage.

        DJAMAA BELOUT
a)     L'étage du chêne vert, Le chêne vert (abellout) est l'arbre le plus commun. 

On le rencontre pratiquement à toutes les altitudes et sur tous les terrains.  Il possède en effet beaucoup de qualité, dont la résistance aux mutilations et à la sécheresse.  Il prospère dans l'étage montagnard où il trouve suffisamment de fraîcheur et d'humidité et tous les versants en sont couverts au-dessus de 1200 m.
                                                                                                        IGHIL-LECHMIS

Ici, on ne lui voit d'autre associé que le genévrier,

       b)   L'étage moyen - Sur l'horizon   


imperméable, l'humidité entretenue par les sources et l'exposition face ai nord plus accentuée, du fait de la forte pente, favorisent une végétation de type européen.  Les frênes et les ormeaux en sont les arbres les  Plus représentatifs,  les peupliers signalent souvent le voisinage des sources les prunelliers et les églantiers subsistent dans les haies les ronces y prospèrent plus qu'ailleurs.  La végétation herbacée est représentée par un         grand nombre d'espèces.

c) L'oléo lentisque et le pin. - Dans le Sahel poussent un grand nombre d'essences méditerranéen, dominées par l'olivier et le lentisque.  Le premier est greffé, tandis que le second subsiste encore de part et d'autre des sentiers, et parfois à la limite des champs.  Les lambeaux du Sahel ayant échappé aux défrichements, présentent en outre des

caroubiers et une profusion d'arbrisseaux comme ;le ciste cotonneux, le romarin, le genêt et le genêt jonc. Le pin l'Alep, n’est pas absent de cette association. mais son terrain d’élection se trouve dans la partie occidentale de l'Adrar et sur les pentes de la montagne de Tilla.  Ses forêts, sujettes à de fréquents incendies se régénèrent, cependant, assez facilement. S'il s'accommode de terrains rocheux particulièrement sec, ce résineux craint le froid, aussi laisse-t-il la place au chêne dès avant 1200 m. Le long du cours d'eau du Sahel prospèrent la canne de Provence, le tamaris et surtout le laurier-rose.

Les sols présentent deux graves défauts : la pauvreté en humus, manque d'épaisseur.  Il ne peut en être autrement à cause des trop fortes pentes et du ruissellement qui s'ensuit.  Trois variétés de sols correspondant chacune à un affleurement sont en présence. Au dessous de 1000 m prédominent les sols schisteux légers,  malgré leur perméabilité, leur protection est mal assurée par la forêt claire d'oliviers. Enfin, dans l'étage moyen, les sols marneux présentent  plus d’aptitudes pour la culture, à condition qu'on leur apporte du fumier.

 

Ces différents sois sont continuellement soumis à a menace d'une érosion agressive.  Celle-ci s'exerce par un réseau hydrographique très ramifié, mais bien hiérarchisé.  Le cours d'eau le plus répandu est le torrent appelé IGHZER.  Sa pente est très forte sur toute sa longueur .la réunion de plusieurs ighzer forme une tacift.  Tout en restant déclive. Le talweg de ce cours d'eau est peu hache par des ruptures de pentes, son lit large de plus de 10m est jonché de galets,

se trouve souvent, encaissé, les terrasses ne le bordent qu'en de rares endroits.  Ce type est représenté par quatre torrents :  Tacift  EL-MAVIA, draine les IGHZER,  à l’Ouest de Guenzet, tacift IGHODANE recueille les eaux du bassin - versant entre Guenzet et Tiget, l’une et l’autre rejoignent l’Oued MAHADJAR.

 


 

IV.  LES DONNEES HUMAINES.

 

Région essentiellement rurale, éloignée des grands centres urbains, les Ait yaala ont une histoire mal connue, les écrits restent rares et les vestiges archéologiques, peu nombreux sont difficiles à dater.  La toponymie, les traditions orales, peuvent apporter quelques contributions, mais les traditions orales présentent de sérieux inconvénients : il n'est pas de vérifier leur authenticité.

 

Pour connaître le passé des Aith Yaala dans ses traits généraux force, est de replacer cette région aux dimensions restreintes dans un cadre territorial plus vaste.  On peut estimer que notre région a connu le même passé que tous les groupements humains voisins qui pratiquent le même genre de vie, parlent le même idiome, habitent les mêmes maisons couvertes de tuiles rondes et groupées en une multitude de villages, (ceci correspond à tout le territoire accidenté compris entre les Hautes Plaines et la mer, drainé par la SOUMMAM La petite Kabylie occidentale).

 

Que cette zone ait été ou non habitée depuis plus de vingt siècles, ce qui est certain, c'est la persistance chez les habitants d’un vieux fond de civilisation méditerranéenne.  Leur attachement profond à la terre nourricière et leur organisation villageoise font d'elle les véritables descendants des Numides, déjà sédentarisés au IIème siècle avant J.C, du temps du roi MASSINISSA.

 

Bien que faisant partie de la Maurétanie césarienne, puis Sétifienne, notre région ne semble pas avoir subi l'occupation Romaine.  De fait, jalonnent le piedmont sud de l'Adras on les retrouve au nord, dans la vallée de Bousselem (Hammam Guergour), mais non à l'Ouest de celle-ci.  Nombre de ces cités en ruine, étaient des garnisons surveillant de près, les turbulents montagnards des Aith Yaala et autres, Les " Romains " de la plaine, avaient de quoi s'inquiéter.  En effet, de nombreuses insurrections s'étaient produites, celles du IIIème siècle furent particulièrement graves  les Bavars (Petite Kabylie) coalisés avec leurs voisins. les Quinquegentanei (Grande Kabylie) remportèrent de grands succès.

 

Il ne semble pas que nos montagnards fussent moins indépendants au Moyen Age, sauf peut-être autour du XIème siècle.  Car à cette époque, Bougie, la capitale HAMMADITE était prospère et très puissante.  Il est difficile d'imaginer qu’elle  s'était développée sans la collaboration des habitants de son hinterland.  A la faveur de la désintégration post-Almohadienne et des luttes que se livraient au XIVème et au XVème siècle les dynasties rivales de Fez.  Tlemcen et Tunis, la petite Kabylie s'érigea en principauté indépendante, centrée sur la Kalâa des Ait Abbes bourg situé sur le versant nord des Bibans à 30 Km environ à l'ouest de GUENZET.

 

Au XVIème siècle, le pouvoir Turc réussit à contrôler le versant sud des bibans.  Tout en  subissant l'influence morale de cette noble famille, les populations kabyles refusaient de se plier à son autorité directe, ce fut la raison qui poussa le Bey d'Alger à fonder la garnison de Zemmoura, seulement de 12 km. de Guenzet.

Après la conquête Française, la région conserva jusqu’à nos jours une certaine autonomie, non seulement parce que le Douar Harbil (chef  lieu de Titest) et le centre municipal d’Ikhlidjène (chef lieu de Guenzet étaient administrés par les hommes d'origine locale mais encore parce qu'une "administration " parallèle rudimentaire, certes, mais représentative, continuait à fonctionner dans chaque village. Pourtant les Aith Yaala sont très imprégnés d'influence Française.  Celle-ci ne s’exerça, ni par la colonisation qui ne trouva pas sa place dans cette terre pauvre, et de surcroît très peuplée, ni par l'intermédiaire du centre urbain le plus proche Bougaa, chef-lieu de la commune mixte du Guergour, elle s’est implantée grâce à l'école, la route et l’immigration.


         
Les Aït Yala furent dotés d'une infrastructure scolaire que peu de secteurs ruraux connaissaient. Avant 1954 , il y avait de 2 à 5 classes à Titest, Tiget, Chréa, Timengache, Aourir Aoulmi et Tiknichaouth, les écoles de Guenzet en rassemblaient une quinzaine.

 

Relativement plus évolués, les Aith Yaala son prompts à concrétiser toutes les idées avancées.  Ils participèrent nombreux à l'insurrection de 1871, et lors de la guerre d'indépendance à la lutte été particulièrement importance tant dans leur région qu’à l’extérieur.

 

Ce serait une erreur de croire que cette région était restée repliée sur elle-même.  S'ils défendaient avec tant d'acharnement leur indépendance, ses habitants savaient apprécier le prix de la liberté aussi ne marchandaient-ils par leur hospitalité aux personnes venues chercher refuge chez eux.

 

Ainsi YALA était un citoyen de la Kalâa des Béni-Hammad.  Ce fut à la suite de l'invasion Hilalienne du 6ème siècle qu'il quitta sa ville pour s'établir dans le pays qui porte son nom.  Cet éponyme est l'ancêtre d'un petit nombre seulement de familles, Les habitants des villages situés à l'Ouest de la région semblent être venus plus tardivement plusieurs indices le montrent : ceux-ci sont de petites dimensions, ils n'occupent pas comme les autres des sites et des situations privilégiés" leurs champs sont gagnés péniblement sur la forêt de pin et ils manquent d'eau, les familles qui y vivent sont souvent apparentés et se réclament d'un ancêtre commun.  Ainsi, celles de Tiguert Nait Kerri et de Tamalouth descendent de Sidi Mohand Ou-Kerri dont le mausolée se trouve sur une montagne voisine.

 

La population actuelle résulte du brassage entre les éléments indigènes et les immigrants venus progressivement.  Elle est entièrement musulmane, et dans l'ensemble d'origine berbère, bien qu'ici comme ailleurs, une fraction, les Marabouts, se réclament d'origine arabe certains familles se disent même Chorfas, c'est-à-dire descendants du Prophète.  D'autres, sans doute parce que leurs aïeux étaient venus de régions déjà arabisées.  Quelles que soient leurs origines, les Marabouts constituent un clan à part dans le village, Quelques particularités les distinguent des kabyles,  des lettrés en arabe se recrutent souvent parmi eux, leurs femmes ne sortent pas ouvertement Les Marabouts ne se marient que dans leur " branche "  pourtant leurs ancêtres prirent des épouses Kabyles, raison pour laquelle, de nos jours encore, ils appellent leurs hôtes " khali " Hormis ces particularités, tous les hommes forment une société unie dans son genre de vie et ses aspirations.  Il règne aux Ait Yala, un esprit égalitaire très poussé : on n'admet ni la richesse, ni la pauvreté.  L'égalité est aussi politique : les hommes reconnaissent avant toute autre autorité : celle de la Djemaa.

  Bibliographie : « LA MONOGRAPHIE DES BENI-YALA » de Lahmar Rachid

Par tiguert
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Lundi 6 juillet 2009
Eloignée des grands axes de circulation, montagneuse et pauvre, cette région n'intéressa pas la colonisation, mais l’esprit nationaliste et le refus de domination des populations, laisse le colonialisme redouter les soulèvements populaires. Il convient de la citer avec précision. Dans le cadre algérien, le pays des Aït-Yala (Aït-Yala signifie "ceux de Yala " Dans cette étude, le terme désigne, tantôt les habitants, tantôt leur pays) nom que se donnent ses habitants, se trouve dans le Tell intérieur à 50 Km au Sud-ouest de Bejaia et à la même distance au nord-ouest de Sétif.

Il correspond, sur le plan local, au secteur méridional de la Kabylie, adossé à la longue chaîne est-ouest des Bibans. Celle-ci en altitude modeste mais continue, à une importance géographique considérable, car elle s'interpose entre deux unités physiques et humaines bien distinctes LES MONTAGNES Au Sud s'étale le pays ouvert des Hautes plaines de Medjana, Bordj et Sétif les populations Arabophones s'y livrent à l'élevage et surtout à la culture extensive des céréales. Elles vivent dans des fermes et des hameaux disséminés au milieu des vastes champs. LES PLAINES ET ELEVAGE A l’Est c’est la montagne de Zemoura , Guenzet et Titest la population, très dense est restée berbérophone , elle vit groupée dans des villages souvent perchés, son genre de vie traditionnel est l'arboriculture fruitière l’olivier et le figuier.


 LES VILLES DE GUENZET TITEST ET ZEMOURA Le pays des Aith Yala fait partie de cette dernière. OLIVIER ET FIGUIER 16000 habitants au recensement de 1954, 8591 habitants en 1966 pour une superficie de 129 km2, mais ce qui frappe le plus, c'est la succession continue des villages et des sources à une altitude constante de 1100 m et sur 15 km. LES VILLAGES La situation et l'esquisse de cette région permettait une étude approfondie. Avant d'examiner dans une deuxième partie l'agriculture qui constitue, au moins jusqu'à une époque récente, l'activité essentielle des habitants, il importe de connaître les conditions géographiques de AïthYala. Cette première partie est consacrée à l'étude du milieu physique et humain. L'étude brève de la population sera intégrée à la troisième partie que nous consacrons à l'évolution de la lutte des habitants pour leur survie, depuis les temps de la frugalité forcée jusqu'à l'émigration massive de ces dernières années.

Il s'agit bien d'une lutte, car ce pays très peuplé, est très mal doté par la nature Une nature montagnarde répulsive. On ne rencontre nul part chez les Ait Yala de terrains plats, et partout les pentes sont très fortes, Et ceci est lourd de conséquences : les précipitations dont la quantité est satisfaisante n'ont pas l'utilité qu'on pouvait attendre d'elles, une grande          "TIGUERT"
partie de l'eau ruisselle et les sols arables, quand ils existent, sont instables. Malgré cette nature peu favorable, la terre des Ait Yala a pu être mise en valeur grâce au labeur de ses habitants. Le paysage porte enfin l'empreinte bien marquée de nombreuses générations de paysans profondément attachés à leur terre. LES CHAMPS LE RELIEF La montagne des Aith Yala n'est pas très élevée deux sommets seulement dépassent 1500 m, mais son altitude est soutenue d'une extrémité à l'autre, elle dépasse 1300 m sur presque toute la longueur. Dans le détail,
la partie occidentale est très disséquée par les torrents longitudinaux qui rejoignent le Acif, Elle forme un anticlinorium au centre on distingue en effet deux lignes de crêtes enserrant une vallée synclinale celle du nord Est la plus haute, mais c'est la ligne de faîte méridionale qui sert de limite entre la commune de Guenzet et celle de Zemoura. La partie orientale est très massive, c'est une véritable                                                       "TAOUTIRT YACOUB"
carapace karstique, s'interrompant brutalement au nord et à l'est par des escarpements vertigineux au pied desquels couple le Bousselem, à une altitude de 630 m. TILLA ET ADRAR La montagne de Tilla est beaucoup plus modeste. Elle n'a ni l'altitude, ni la continuité de Adrar. Atteignant jusqu'à 1374 m au centre, elle s'abaisse rapidement à l'est comme à l'ouest. Elle est fortement démantelée par des cours d'eau qui descendent vers le Bousselem et le Mahadjar. Très rapprochée de l'Adrar, 2 Km au niveau du village de TIGET, elle en est comme le

contrefort. La zone intermédiaire, basse mais très accidentée, s'interpose entre ces deux montagnes parallèles dont il est question plus haut. Son unité est rompue par des crêtes transversales et c'est au contact de celles-ci avec l'Adrar, que sont construits les villages les plus importants. La simplicité du relief procède de la structure. Tous les terrains datent du Crétacé. L'Adrar est constitué par un affleurement continu des marnes et surtout de calcaires du Tyrolien. Ces roches se présentent en gros bancs d'un blanc grisâtre. Elles sont fortement dolomitiques dans la partie orientale. LE CLIMAT NEIGE ET PLUIE La température moyenne annuelle est de 15°C. Cela n'a pas une grande signification si l'on observe les écarts qu’elle peut présenter. Elle est la plus basse en janvier avec 5°, elle augmente ensuite régulièrement jusqu’en juillet, mais c'est en aout qu’elle atteint son maximum avec 25°. LE SOLEIL Les étés qui auraient pu être chauds à Guenzet par suite de la continentalité, sont tempérés par l'altitude et l’exposition face au nord. Les moyennes sont les suivantes pour les mois d'été. 
                       JUIN        JUILLET           AOUT              SEPTEMBRE
GUENZET       21°            24°                    25°                        20°
MAILLOT         23°            28°                    28°                        24°

La comparaison avec Maillot, station située sur le même parallèle, mais au pied du versant méridional du Djurdjura et à 450 m d'altitude souligne la "fraîcheur" de Guenzet. En été l'air est très pauvre en vapeur d’eau, les amplitudes diurnes sont, par conséquent, très fortes, elles augmentent à mesure qu'on s'éloigne de la mer. 
Le caractère continental du climat est beaucoup plus accusé à Bordj, station à peine moins élevée (925m) que Guenzet, mais plus méridionale. Cela veut dire qu'en été, l'influence de la mer se fait encore sentir dans les Aït Yala, sauf quand souffle le sirocco, un vent du sud s'accompagnant d'une forte augmentation de la température, Les maxima absolus peuvent alors dépasser 30° de Mai à Septembre. On a enregistré 38° les 4, 5 et 6 Juillet 1 929.
Nous Pouvons le vérifier en confrontant les moyennes des températures maxima de Guenzet et de Bordj Bou-Arreridj.

                        JUIN        JUILLET          AOUT             SEPTEMBRE
guenzet           28°            30°2               30°4                  2 5°6
bordj                30°8          35°6               34°5                  2 9°9

Ce vent brûlant et sec arrive progressivement ou souffle brutalement, il dure au total de 20 à 30 jours. Outre les fortes chaleurs qu'il provoque, son intervention favorise des nuages de poussière, une très forte évaporation, et parfois même des invasions de sauterelles. Son action est néfaste pour les plantes comme pour les humains : les fruits tombent en abondance avant leur maturité, les figues mûrissent rapidement et une grande quantité périt vite. Les périodes de sirocco ne durent, heureusement, pas longtemps. Dans la lutte continuelle que se livrent les influences contraires du nord et du sud, lutte accompagnée d'orages très localisés, la brise de mer matérialisée par de petits cumulus, finit par s'imposer fin-septembre et le temps se rafraîchit. L'altitude et l'éloignement de la mer contribuent à donner des hivers froids.


De Décembre à mars, la moyenne des températures reste inférieure à 10° la moyenne des minima des mois d'hiver ne dépasse pas 3° à 7°. il ne s'agit là que de moyennes où le thermomètre descend fréquemment au dessous de 0°. Des températures négatives sont enregistrées en mars et même en avril. Le gel exerce alors de grands ravages sur la vigne et les arbres fruitiers, autres que le figuier. Il arrive parfois qu'il brûle littéralement les rameaux des oliviers d'altitude. Cependant même en hiver, l'influence adoucissante de la mer est sensible. Ce qui frappe le plus dans l'observation de la courbe des températures et celle des précipitations. C’est leur opposition aux mois les plus chauds correspondent les pluies les plus faibles, aux plus froids les précipitations les plus abondantes. En établissant la liaison entre ces deux facteurs climatiques, nous pouvons déterminer la durée de la saison sèche. Bagnouls et Gaussen définissent ainsi le mois sec : « le mois sec est celui où le total mensuel des précipitations exprimé en mm est inférieur ou égal au double de la température mensuelle exprimée en degrés. Aux Ait Yala, quatre mois répondent à cette définition : juin, juillet, Août et Septembre. Nous avons donc une saison sèche en été et une saison humide le reste de l'année. Avec plus de 600 mm d'eau, notre région occupe un rang moyen, plus arrosée que les hautes plaines (400), elle l’est beaucoup moins que les Babors et le Djurdjura massifs à la fois plus septentrionaux et plus élevés. L'abondance des précipitations est due à l’exposition avantageuse, mais aussi à l'altitude. Ainsi sur le même versant on a : Bougaa 850 m/d’altitude reçoit 592mm Guenzet 1050 // recoit 689mm Titest 1150 // recoit 752mm .
Bibliographie : « LA MONOGRAPHIE DES BENI-YALA » de Lahmar Rachid
Par tiguert
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 24 juin 2009
L'association de Taourirt Yakoub vous informe que vous êtes invités à l'assemblée générale des villageois qui aura lieu le vendredi 03 juillet 2009 à 15 heures à El Madania au centre culturelle "DEBIH CHERIF".
assemblée générale annulée reportée après RAMADHAN 
Par tiguert
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Samedi 13 juin 2009
les vacances approchent , soyez les bienvenus à Aith Yaala
Par tiguert
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus